Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 16:49
soutien-gorge-illustration_16238_w300.jpgOu une conversation comme une autre dans le salon de ma tanière, un dimanche aprem:

Je suis scotchée à l'ordi près de la porte fenêtre, coloc prend son petit dej (à 16h30 c'est normal...) un peu plus loin sur la table.

- Coloc: Y'a la chienne qui gratte à la porte fenêtre, tu veux bien lui ouvrir?
- Moi: Rooh, pfff, non, j'ai déjà froid là, alors si en plus la fenêtre est ouverte...
- Coloc: Ben tu la refermes derrière elle.
- Moi: mais elle va vouloir rentrer dans 30sec, ça sert à rien.
ouverture/fermeture - gratte gratte - ouverture/fermeture
- Moi: tu vois! mais bon sens qu'est ce que j'ai froid, c'est pas normal.
- Coloc: Oui dis-donc, ça pointe sous le t-shirt
- Moi: Oui, c'est surtout eux que j'arrive pas à réchauffer, c'est affreux.
- Coloc: Bah, je sais pas moi, met un soutif, ça fera une couche en plus.
- Moi: J'aime pas mettre de soutif quand je suis en tenue de confort, j'aime bien qu'ils soient en liberté, c'est plus confortable.
- Coloc: Libérons nos tétons, libérons nos tétons!
- Coloc et moi scandant en choeur: Libérons nos tétons, libérons nos tétons!

Sur ce, coloc est retournée à son bol de céréales et moi à mon ordi, comme si de rien était.
J'aime cet échange de banalités farfelues qu'il y a de temps en temps dans ma tanière. C'est ce qui me fait dire: il fait bon chez moi même si j'ai froid.
Par JuSorel - Publié dans : Tribulations
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 22:20
Des fois quand ma zoulette viens passer une soirée dans ma tanière, on joue au Scrabble.
Non, non, ceci n'est pas un code pour dire que nous passons une folle soirée sous la couette (ça c'est pour après), on joue vraiment au Scrabble, avec Coloc, Copain de Coloc, ma zoulette et moi, à mon plus grand malheur.

D'une, je ne trouve pas ça passionnant, tu te demandes toujours si celui dont c'est le tour réfléchi où alors s'il s'est endormi sur ses lettres.
De deux, je n'ai pas une orthographe très sûre, alors je me prend de ces hontes quand j'étale fièrement mon mot qui ne veut rien dire.
De trois, je suis mauvaise perdante et c'est un jeu auquel je ne gagne jamais. Je suis maudite des lettres. C'est ma malédiction à moi, le Scrabble. Des lettres improbables que tu peux rien faire avec.
Vous vous dites surement que j'exagères où alors que je ne cherche pas assez, où encore que je suis à moitié inculte et à moitié de mauvaise volonté.
Mais allez-y puisque vous êtes si forts, faîtes moi donc un mot de plus de deux lettres avec ça:

P3190091
(Ouais j'ai pensé à prendre une photo, je savais que vous mettriez en doute ma bonne foi).

Je vous l'avais dit, je suis maudite.



Les Deux Minutes Du Peuple - Partie de Scrabble

Franchement, si vous trouvez vraiment un mot avec ces lettres,
vous aurez mon admiration la plus totale...


Par JuSorel - Publié dans : Tribulations
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 18:06
J'ai pensé à m'épiler tout partout comme il faut.
Mettre de la crème ensuite pour que ça soit plus doux.
Enfiler des vêtements sentant bon la lessive, un jean flatteur et un t-shirt presque pas délavé.
Me maquiller les yeux, prendre un shampoing, me coiffer correctement, me laver les dents.
Assortir mes sous-vêtements à mon t-shirt.
Vérifier que mon poil de barbe (on ne ricane pas, c'est pas drôle) récalcitrant qui pousse inexorablement sous mon menton à gauche n'ait pas réapparu depuis la dernière fois.
Chausser mes bottes qui fond tac tac et qui réjouissent mon ego de pouf refoulée.
Aérer ma chambre et ranger creuser une tranchée entre la porte et le lit.
Acheter de quoi la nourrir d'autre chose que de ravioli en boîte.
Préparer une petite surprise même si j'ai un peu peur de lui montrer.

On pourrait croire comme ça que suis parée à démarrer une soirée prometteuse, pourtant...
Pourtant en stupide hobbit joufflu que je suis j'ai oublié une chose essentielle:
me couper les ongles.

Tsss...
Par JuSorel - Publié dans : Tribulations
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 02:46
Mais comme la vie est mal faite, Il s'appelle Vitaly Vladosovich Grachyov, alias Vitas. C'est pas mal non plus, vous me direz. Mais bon, Octave ça en aurait plus jeter, quand même.
Je ne sais pas si je déteste ou si j'adore ce petit côté kitchounet. Quoi qu'il en soit, je suis admirative.



C'est quand même pas mal frustrant. J'arrive même pas à chanter aussi haut moi (ou alors, si,  sous la douche mais c'est très moche).

(Parenthèse pour les grandes: attention, je vérifierai les devoirs!)
Par JuSorel - Publié dans : Coups de coeur
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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 01:25
Et j'exagère à peine...

Ben oui, je le fait, vous ne rêvez pas. Effectivement, je pond un article sur mon vélo. Et alors? pourquoi pas?
Il faut savoir que Gaspard n'est pas un simple vélo, c'est mon mien à moi. Comme j'ai toujours pas le permis, Gaspard c'est un peu mon meilleur ami de quand je me déplace.
Bon récemment, il se sentait un peu délaissé. Mais bon avec le froid de l'hiver, la neige, etc je suis courageuse, mais pas jusque là.
Je l'avait donc laisser délicatement hiberné sur le parking en bas de chez moi. Hivernage d'ailleurs source de mésentente de voisinage.
" - La vieille d'en dessous *toc, toc toc*
- Moi - pas réveillée et en pyjama -: oui?
- La vieille: Oui bonjour, je ne vous dérange pas?
- Moi: Ben, je dormais
- La vieille: Mais il est 11h quand même, alors je pensait que...
- Moi: Je travaille en restauration je fini tard, alors oui, connasse, à 11h je dors encore. Vous êtes là pour...?
- La vieille: Oh, ça doit pas être évident ça, comme horaires.
- Moi: On s'habitue (mais accouche, qu'est-ce que tu veux? Vite, que j'aille me recoucher!).
- La vieille: Oui, j'ai vu que vous avez garé votre vélo en bas...
- Moi: Oui? Et alors
- La vieille: Il gène le passage de mon entrée de derrière...
- Moi (vous remarquerez la patience): Ben je le mettrai plus en biais, si ça vous arrange (en même temps, c'est un vélo, pas un 38 tonnes, si j'avais une voiture, ça prendrait largement plus de place...).
- La vieille: Je me disais que vous pourriez peut-être le monter dans le couloir...
- Moi: Non, je ne vais pas m'amuser à le monter et à le descendre une à deux fois par jour, il est assez lourd.
- La vieille: Ah, vous l'utiliser tous les jours. Non, parce que comme il est rouillé et que les pneus sont dégonflés, j'en avais pas l'impression.
- Moi: (Mais qu'est-ce que ça peut te foutre l'état de mon vélo) Il fait trop mauvais en ce moment, alors je vais à pied au boulot, mais dès que ça se radouci, je vais le réutiliser quotidiennement.
- La vieille: Vous ne comptez pas le bouger alors?
- Moi: Non."
Fin de la discussion. S'en suivirent deux ou trois autres sur le même sujet, mais j'ai tenu bon. Non, mais pis quoi encore hein, pfff!

Bon je dois reconnaître que la vieille avait un petit peu raison quant à l'allure de Gaspard. Je le reconnais, méa maxima culpa, je l'ai complètement laissé dépérir. L'automne dernier il s'était fait volé ses petites loupiotes sur le parking du boulot et défoncer son petit panier (ouais mon vélo a un panier et je trouve ça classe, j'assume) ses freins et ses gardes-boue un soir au centre ville. Et puis cette hiver, il a subit les intempéries trégoroise. Mon pauvre Gaspard tirait effectivement une sacrée tronche. J'ai fermé le yeux de honte à chaque fois que je passais devant lui, mais c'est fini, les beaux jours reviennent, en selle Simone, le temps est revenu de pédaler cheveux au vent et de slalomer entre les voitures.

Ni une ni deux, j'ai monter Gaspard dans ma tanière (pour le coup la vieille en aurait presque les larmes aux yeux, chute ne lui disons pas que c'est pour une courte durée) et je l'ai bichonné toute la journée. J'appréhendais un peu qu'il soit réticent à mes avances après avoir été si longtemps ignoré, mais il s'est laisser cajoler comme au premier jour, c'était magique.
Je me suis attelée à la tâche comme une forcenée. J'ai gonflé, dévissé, vissé, graissé, frotté, briqué. Je ne me suis pas laissé démontée par les obstacles: Le produit pour la baignoire en guise d'anti-rouille, de l'huile d'olive d'Andalousie (périmée, certes mais huile d'olive tout de même) pour graisser la chaîne et le dérailleur. Les boulons et visses de feue ma mezzanine ont servit à refixer les gardes-boue. J'ai même rajouté un crochet pour y accrocher l'anti-vol quand je roule. Mon vélo c'est le must du vélo tunner maintenant, manque plus que l'auto-radio et le caisson de basses.

Et puis petite touche finale, comme cadeau de pardon pour l'avoir négligé: en grosses lettres rouges sur son beau cadre noir, j'ai écrit Gaspard.

Vous en connaissez beaucoup des vélos nourris à l'huile d'olive de première qualité avec leur nom écrit sur le cadre, vous? Moi non, alors si Gaspard ça n'est pas le vélo le plus heureux du monde, je ne m'y connais plus en cuisson de frite!

Ouais, exactement, "mon vélo c'est mon cerf-volant"!

Par JuSorel - Publié dans : Tribulations
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